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  le blog kodamian

Une soirée à Séoul !

24 Août 2006, 05:47am

Publié par kodamian

Une soirée à Séoul ! Anio osséo !

Les vacances, ça se prévoit quelques fois longtemps à l'avance, mais c'est aussi quelquefois sur une décision spontanée et rapide que celà s'organise ... à la dernière minute.

 

C'est ce qui vient de se passer en 2006. Après avoir longtemps hésité à faire le tour du monde dont j'avais parlé dans un précédent article, j'abandonnai cette idée car , avec tout le travail que j'avais eu ces derniers temps, je ne me sentais pas la force suffisante pour  voyager pendant six semaines à un pas de course.

Ayant reçu un mail d'un copain de Belgique qui n'avait pas encore arrêté définitivement son choix pour les vacances, mais qui était très tenté par le pacifique sud, je lui racontai mon dernier voyage à Fidji, et après quelques mails, il décida que si je l'accompagnais, il serait partant pour venir à la découverte de ces iles du pacifique sud. Et c'est ainsi que je suis parti cette fois-ci de nouveau  pour Fidji où je viens de passer trois semaines de rêves ! On voyagea deux semaines ensemble en suivant à peu de choses près l'itinéraire qui avait été le mien quelques mois auparavant. Puis la dernière semaine, mon pote alla dans un club de vacances, le Beachcomber, où c'est 24 heures sur 24 la fête sur un rythme endiablé. Tandis que je décidai de poursuivre dans la visite d'autres iles des Fidji, à savoir les iles Mamanuca et les Iles Yasawa .

Mais avant de revenir au travail à Wallis et Futuna, je viens de faire un petit détour par la Métropole en pasant par Seoul.

J'avais signalé à Alon que la compagnie sud coréenne était la plus compétittive sur le marché des billets pour le pacifique sud, et c'est ainsi qu'il  obtenu en pleine saison un billet à moins de 1350 euros.

J'achetai mon billet après le 16 aout, et je bénéficiai alors d'un tarif encore plus intéressant, car c'est la basse saison qui commençait, et je pus obtenir un billet à 1160 euros aller-retour. Et ce avec une nuit à la charge de la compagnie à Seoul, dans un hotel aussi prestigieux que le HYATT, avec bien sûr vouchers ( bons gratuits ) pour le diner et le petit-déjeuner.

Eh bien, vous n'allez pas le croire, mais je n'en ai pas profité, et en voici la raison.

Dans l'avion qui nous amenait de Nadi à Séoul, nous nous repassions les moments forts de nos trois semaines de vacances à Fidji. On se repassait les supers aventures de ces vacances et les moments de délires qu'on avait vécu. Celà fera l'objet de mon prochain article.

Alon étant allé s'asseoir à un siège qui lui permit de suivre un des films diffusés au cours des 10 heures de ce long voyage, j'ai commencé à bavarder avec mon voisin. C'était un étudiant coréen en sixième année d'étude de médecine  qui venait de passer trois semaines à Fidji, à la fois pour le boulot dans le cadre d'un partenariat et ce dans un hopital local,  mais il en avait également profité pour quelques jours de  farniente qu'il avait passé au Beachcomber, le club où mon ami s'était également rendu.

 Je lui demandai ce que l'on pourrait bien faire 24 heures à Seoul, et il me donna pas mal d'informations.

Le fait est que nous allions arriver le soir, qu'il fallait qu'on aille à notre hotel, puis aller alors en ville, distante de plus de 60 kilomètres de l'aéroport internation d'Inchéon.  Aurait-on le temps de reprendre le dernier bus de Séoul pour regagner notre hotel, situé à côté de l'aéroport ? Rien de moins sûr !

Arrivés à l'aéroport de Séoul, nous sommes allés retirés nos vouchers ( bons ) pour l'hotel , et nous avions décidé grâce à notre nouvel ami et à un de ses collègues de partir tout de suite à Séoul. Mais c'est alors qu'il nous proposa pour profiter de la totalité de la soirée de dormir chez lui et de rentrer le matin seulement. Génial !

Nous partimes alors vers Séoul avec la voiture de la maman de son collègue qui était venu les chercher à l'aéroport et c'est ainsi qu'on put découvrir la modernité de ce pays du matin calme.

A peine débarqué au centre-ville avec nos sacs à dos, nous nous dirigeâmes vers la tour qui domine la ville et on put ainsi avoir un panorama phénoménal de cette mégapole de plus de 10 millions d'habitants. L'impression de modernisme est tout de suite présente à l'esprit, avec les néons scintillant de mille feux, et les enseignes des boites comme Daewoo, LG, Hyundai, etc...

Puis c'est dans le quartier animé des soirées de Séoul que se poursuivit notre périple, avec un resto. typiquement dans lequel nous pûmes apprécier aux saveurs locales !

Déambulant dans la nuit de Seoul, c'est toute une atmosphère qui s'imprégnait en nous, des odeurs, des sons, des impressions de vie menée à 100 à l'heure. Génial !

Il était déjà tard dans la nuit quand nous rentrâmes chez notre nouvel ami, et son studio d'étudiant de 20 mètres carrés disposait quand meme de tout ce qu'un étudiant moderne peut rêver, du poste internet au débit sans fil à la télévision écran plat dernier cri ... Les tatamis déroulés, la place nous permit à chacun d'avoir la place pour dormir, et le lendemain matin, ce fut avec cornflakes, toast et café qu'on prit ensemble un super petit déj.

Notre ami nous accompagna à l'arrêt de bus qui nous permit de trouver le bus-limousine pour retourner à Inchéon.

Deux heures d'attente à l'aéroport, et ce fut l'envol pour la métropole.

Anion iké séo ! Au revoir !

 le resto de l'aéroport

 

un choix de plats

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OCEANIE EXPRESS ...KOREANAIR

23 Juin 2006, 12:35pm

Publié par kodamian

KOREANAIR

L'Océanie, tout le monde en rêve, et ce rêve parait inaccessible.

Depuis la France, on se rend en général en Polynésie Française ou en Nouvelle-Calédonie, et rares sont les opportunités pour trouver un billet bon marché.

 

Or, depuis quelques temps, Koreanair vend des billets d'avion pour se rendre aux Iles Fidji à un prix phénoménal, à savoir 1150 euros environ en basse saison et 1350 euros en haute saison pour l'aller-retour

Pour avoir ces billets-la, le mieux est de se rendre directement à leur agence parisienne, car les tours opérateurs ne veulent pas vendre ou ne peuvent pas vendre de tels billets .

 

La raison en est simple : Koreanair donne des points sur " Fréquence plus ", car faisant partie de l'alliance " Skyteam " dont fait partie Air France, et on ne se fait concurrence entre partenaires !!!

Et donc Air France ne préfère pas que son partenaire fasse de la publicité pour cette ligne : paris - séoul - nandi à prix cassés.

 

Alors que de chez moi, de wallis et futuna, c'est encore le moins chèr pour se rendre en métropole , et celà permet de passer quelques jours à Fidji. L'autre alternative qui consiste à passer par Nouméa et Tokyo ( ou Osaka ) est beaucoup plus onéreuse.

 

A bon entendeur, salut !

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Mon prochain tour du monde

19 Juin 2006, 13:03pm

Publié par kodamian

Mon prochain tour du monde

Et voilà ! Encore quelques semaines et je serai de nouveau en vacances pour un mois et demie. Alors que faire ? Rester dans la région ou repartir faire un tour du monde.

J'ai pour l'instant hésité entre les deux possibilités, mais je crois que mon âme de grand voyageur a pris le pas sur celui de " petit " voyageur, et je vais donc probablement une fois de plus faire le tour de notre planète bleue.

La semaine dernière, je suis donc allé chez un des agents de voyages de l'ile et après quelques réflexions, voici les destinations que j'ai choisies pour mon prochain " Tour du Monde " .

 

WALLIS .... FIDJI .... HAWAII .... VANCOUVER .... DETROIT .... PARIS .... DUBAI ..... SINGAPOUR .... BRISBANE ... FIDJI .... WALLIS.

Quel prix pour un tel billet ? Grâce aux diverses alliances entre les partenaires aériens, ce tour du monde qui représente environ 25 000 miles est vendu pour environ 2600 euros.

J'aurais aimé avoir plusieurs mois pour l'effectuer, mais le problème lorsqu'on travaille devient plus souvent un problème de temps qu'un problème d'argent.

J'ai commencé à surfer sur le net pour voir ce qu'il y a à voir dans les différents endroits où je vais probablement me trouver, et c'est déjà génial de pouvoir disposer d'une telle source d'informations qu'est internet.

 C'est ainsi quelques nouveaux endroits que je vais découvrir, comme Hawaii où je ne suis jamais allé. Pour le reste, j'ai déjà mis un pied dans les différents pays où se trouvent les villes citées , mais il y a tellement de choses à découvrir.

Par exemple, j'étais à Vancouver, mais je ne connais pas l'ile Victoria ni les grands parcs nationaux où se trouvent le Lac Louise et Banff;

J'ai séjourné 18 heures à Dubai, mais cette fois-ci, ce sera plutôt cinq à six jours, le temps de faire une escapade dans le désert.

Brisbane, c'était il y 18 ans que j'y étais pour mon premier tour du monde, et ce sera un plaisir de voir cette ville presque 20 ans après.

Pour l'instant, il ne s'agit encore que d''un projet et j'ai encore deux semaines pour apporter ma confirmation aux réservations faites et qui sont valides jusqu'à début juillet.

Bon, je vous tiendrai au courant de ma décision, et jusqu'à là, j'ai encore plein de bons moments à passé sur mon ile paradisiaque de wallis .

Ce week-end par exemple, c'était encore un " umu " : c'était la façon dont on prépare le repas tradionnel à wallis. On confectionne des plats que l'on met dans des feuilles de bananiers, et on les cuit sur des pierres chaudes, le tout recouvert de grandes feuilles puis de sable. En une heure, on extrait alors un repas succulent, avec taros, ignames, fruits  à pain, la banane avec son jus de coco .... Quel régal !

Devant le lagon bleu .... et les ilôts ... !!!

Mais pourquoi partir en vacances alors ????

 

 

 

A bientôt les amis, probablement pour un prochain Round The World Trip !

 

 

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Un tour du Monde à 25.000 euros

4 Juin 2006, 09:50am

Publié par kodamian

www.tour-du-monde.net

 

 

J'ai suivi depuis quelques mois un site qu'un internaute a créé, et qui racontait au fur et à mesure son tour du monde pendant un an.

Aujourd'hui, Ludovic a fini son tour du monde, mais son site permet de découvrir la planète et ses merveilles, et présente ainsi le monde d'une façon très concrète.

Alors allez y faire un tour et rêver à de prochains voyages.

 

 

 

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Deux ans déjà !

8 Mai 2006, 12:32pm

Publié par kodamian

Deux ans déjà !

Deux ans déjà et mon contrat s'achève aujourd'hui, le 08 mai 2006.

Dire que j'ai vu le temps passer, ce serait mentir car il me semble que c'était hier que j'avais signé pour ce poste de 24 mois.

Que le temps passe vite ! Et pourtant, si je fais le bilan de ces deux dernières années, c'est entre autres choses une grosse activité professionnelle, un tour du monde de deux mois sur les cinq continents, un voyage en afrique et une formation en France à l'hopital, deux nouvelles langues apprises, le wallisien et le futunien, de nouveaux amis, de nouvelles connaissances ..., une dizaine de logements différents, des fêtes et que sais-je encore ... !

En tout cas, une chose est sûre : aucun regret ! Un grand bonheur que d'avoir pu vivre cette expérience, et d'ailleurs, pour conclure ces deux années, la seule chose à dire est que ... j'ai resigné pour une troisième année, et donc c'est  " pour l'instant " jusqu'au 08 mai 2007 que je serai là .

Tiens , Mai 2007, ce sera la fin de mon contrat, et aussi la fin d'un mandat pour un certain président ...!

D'ici là, je ME souhaite plein de voyages, plein d'aventures, mais je sais déjà que je ne verrai pas le temps passer.

 

Allez, à bientôt pour d'autres récits !

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Mon séjour à Futuna

6 Mai 2006, 12:08pm

Publié par kodamian

Mon séjour à Futuna

 

Plus de deux semaines déjà se sont écoulées et je n'ai pas écris un seul article. La raison en est simple : j'étais à Futuna pendant plus d'une quinzaine de jours et je n'ai pas vu le temps défiler.

Tout d'abord, l'activité au cabinet dentaire a été très intense et il a fallu répondre à la demande de soins de la population.

Mais il y a eu aussi le temps en dehors du travail.

J'ai eu la chance de pouvoir faire pendant mes temps libres des ballades que j'avais déjà faites lors de mon dernier passage sur l'île. Ainsi j'ai pu retrouver le plaisir d'aller me baigner au barrage  d'eau sur la Vainifao, la rivière qui sépare les deux royaumes de FUTUNA, dont les noms sont Alo et Sigave. C'est à une trentaine de minutes à pied seulement de l'hopital. La ballade est fantastique et permet après avoir gravi sur plus de 500 mètres une pente rude, de pénétrer dans la montagne et de pouvoir y découvrir arbres de plusieurs dizaines d'années et fougères arborescentes. La forêt est grandiose et on semble absorbé par elle. Le barrage, lors de ma première ballade, était ensablé, ce qui ne permettait pas de s'y baigner. Mais en fin de séjour, après les travaux entrepris par des agents territoriaux pour le " désensabler ", on pouvait alors plonger dans un bassin de 3 mètres de profondeur. Quel plaisir après une marche de 30 minutes que de se rafraichir !

Lors de ma première ballade vers le barrage, en compagnie du médecin, nous avons décidé de prolonger le périple au delà de la retenue d'eau,  et nous avons ainsi marché pendant plus d'une heure en remontant la rivière, quelquefois les pieds dans l'eau, quelquefois en longeant des sentiers utilisés par les agriculteurs.

On découvrit alors  une quantité de plantations de taros en avançant dans la montagne, et on put imaginer le rude labeur des futuniens qui y vont quotidiennement et qui redescendent ensuite au village,  chargés sur leurs épaules du précieux aliment.

La chaleur est intense en milieu de journée, et c'est pourquoi on trouve des falés ( habitat traditionnel ) de temps à autre sur les versants des montagnes, à côté de la rivière, et qui permettent aux agriculteurs de passer la nuit dans la montagne de manière à profiter des heures fraiches du matin pour commencer leur travail.

Nous rencontrames ainsi des connaissances, entrain de défricher et de planter.

Lors de notre retour, ce fut un plaisir de patauger dans l'eau et de se baigner aux endroits où celà était permis. Ici, pas de serpents, pas de bebetes dangereuses comme en Guyane !

Le premier week-end, je suis allé avec mon ancien colocataire, sa copine futunienne et des amis à eux à ALOFI, qui est l'ile située à environ 5 kilomètres de FUTUNA. Une dizaine de minutes seulement en bateau genre coque aluminium avec un petit moteur nous permet d'y accèder. L'ile possède également un petit lagon.  Nous y avons passé la journée, nous y avons déjeuné et nous avons surtout peché plus d'une dizaines de mulets.  C'était d'ailleurs la première fois que j'avais l'occasion de voir l'autre côté d'Alofi, et je pus avoir la chance de contempler le ballet des dauphins qui accompagnaient le bateau.

Après le déjeuner et une bonne baignade dans le lagon d'alofi, je marchai vers la grotte de Loca, située à l'extrémité est de l'ile , mais le temps me manquant, je n'eus le temps que de faire la moitié du chemin avant de rebrousser chemin. La grotte de Loca est un lieu de pélerinage pour les futuniens.

Une dernière partie de l'après-midi fut consacrée à une bonne partie de boules, et ce fut le retour d'une mémorable journée.

Au cours de la deuxième semaine, j'eus la chance de me trouver à Futuna pour la célébration de la fête de Saint Pierre Chanel, le saint patron de toute l'Océanie. Pierre Chanel amena la religion catholique à Futuna, et y fut d'ailleurs assassiné par Musumusu, à Poi, village où se trouve la basilique.

C'est à Poi et dans sa basilique que sont commémorées les célébrations. Alors avec Grégory le médecin, Tany la kiné, nous décidâmes de nous lever de bon matin et nous partimes à 04h30 pour une belle ballade matinale d'une heure et demie en direction de Poi. La première partie du parcours est relativement plate, mais la deuxième est une montée puis une descente vers Poi, au nord est de l'ile.

Nous fûmes reçus par mon assistante dentaire, dont le mari est le chef de Poi, et nous pumes après une bonne douche et après avoir changé nos vétements, avoir un petit repas, café et crackers.

Puis la cérémonie à la basilique, distante d'une centaine de mètres commença. Pour une fois, plein de gens et de voitures pouvaient être vues en meme temps au même endroit dans une si petite ile. Futuna est peuplée d'environ 5000 habitants. Tout le monde s'était habillé sur son 31, et le maitre de cérémonie n'était autre que l'archeveque Monseigneur Ghislain.

Devant l'église, on pouvait assister à la présence de dizaines de cochons morts et cuits , de taille variable, qui étaient pattes en l'air.Il s'agit là d'offrandes coutumières pratiquées dans de nombreuses iles du pacifique lors d'événements similaires. A côté du cochon, on trouve également des nattes, des plants de taros et d'ignames.

Après la cérémonie, ce fut le petit déjeuner, préparé par les villageois et puis la cérémonie du kava, suivi des danses traditionnelles.

Au cours du petit déjeuner, j'eus en face de moi un ancien instituteur de Wallis. Nous engageames la conversation et il m'apprit qu'il était marié à une gabonaise, maire de Lambaréné. Je lui expliquai que j'avais travaillé au Gabon lors de mon service militaire et il s'avéra qu'il connaissait bien l'endroit. Mais j'avais au Gabon un bon copain dont le père était maire de Lambéréné. Eh bien, j'appris que ce dernier venait de déceder quelques mois auparavant et avait laissé sa place à la femme du convive. Quel hasard !

A 11h30, avec mes deux compères, nous décidames de continuer la marche afin de faire le tour de l'ile. Celà s'avéra pour moi assez fatigant, car j'avais deux très bons marcheurs à mes côtés. Après une pause et une bonne glace, une baignade et un coca, ce fut le retour vers Kalévélévé. Tiens, une remarque en passant : j'appris que kalévélévé, lieu-dit où est situé l'hopital, signifie grosse araignée.

C'est vrai qu'on en voit de très grosses.

Le deuxième week-end, ce fut un week-end à Alofi. Après les préparatifs, nourriture et essence, nous joignimes l'ile et  nous nous installames dans le falé d'atonino, un ami de sylvain ( ancien colocataire à wallis ). Un sac de couchage pour ma part, un hamac pour grégory, des nattes pour les autres. Après une peche plutot sympathique avec une dizaine de poissons péchés à la traine, à notre actif, ce fut alors le moment de diner et d'aller dormir. Mais à 01h00 du matin, Atonino nous réveilla et nous allames à la recherche des crabes de cocotiers sur la plage, puis à la recherche de langoustes sur  le platier. Les prises furent nombreuses, mais surtout celles d'Atonino, spécialiste de ce genre d'activité. Je dois dire que de nuit, dans l'obscurité totale, sur le platier, l'aventure était teintée de crainte pour ma part, car la marée commençait à monter, et malgré ma lampe torche, je me serais révélé incapable de trouver le chemin de retour vers la plage.

Le lendemain matin, à l'aube, je me levai car j'avais décidé d'aller jusqu'à la grotte de Loca, à pied. Il me fallut une bonne heure et demie pour joindre l'endroit sacré. La promenade est fantastique, pas très dure, sauf on départ et à la fin où on a une pente à gravir puis une descente à affronter. On traverse des forets, des plantations de kavas, des plantations de taros et on aperçoit de temps à autre à travers les branchages la mer au loin.  Loca est en endroit en bord de mer, bordé de rochers de couleur noir, où l'on trouve de l'eau qui suinte du plafond dans une grotte immense  et c'est cette eau qui vient remplir un bassin situé au milieu de la grotte . Les fidèles viennent religieusement y collecter le précieux liquide , qui présenterait des vertus médicinales. L'endroit est d'ailleurs décoré de guirlandes multicolores. On trouve des falés tout autour, des robinets d'eau fraiches, et on peut y passer le week-end.

J'eus la malchance , juste avant d'arriver  à Loca , qu'une de mes sandales se déchira. Je serais incapable de revenir ainsi à mon point de départ. Après une " prière " et surtout une idée à la Mac Giver, je pris le lacet de mon short , et je nouai le caoutchouc de ma sandate à mon pied de manière à pouvoir protéger celui-ci des cailloux et autres aspérités.

Ouf, ça tint jusqu'à mon arrivée à la plage de départ.

Au retour, après une dégustation de langoustes, de brochettes de poissons et de viande, ce fut à nouveau une partie de peche puis une partie de boules.

La journée finie, nous retournames à Futuna.

J'avais pensé aller au Mont Puke le dernier lundi de mon séjour, mais mon " guide " ne se présenta pas chez moi le matin. Alors je changeai mes plans et me dirigeai vers une montagne que je connaissais déjà, et qui permettait d'apercevoir des tarodières en terrasses et d'observer l'océan avec une vue magnifique. Je ne fus pas déçu, et me dis que je retournerai sans doute avant longtemps dans cet endroit idyllique.

Mardi était mon dernier jour. Mon sac à dos préparé, j'attendais vers le milieu de journée au cabinet dentaire après ma demi-journée de travail, quand je fus prévenu qu'il fallait laissé mon siège à une personne qui devait être évacuée vers Wallis.

Ce fut alors deux jours de plus à Futuna que je passai chez Sylvain, dans sa famille futunienne d'adoption, avec à côté de la maison moderne, un falé tout à fait traditionnel. La maison, située à Taoa, est proche de l'église et on peut y entendre les messes le matin de bonne heure.

Je profitai de ce jour supplémentaire pour aller faire une découverte, les " escaliers tongiens " . En effet, les tongiens avaient habité quelque temps à Futuna et avaient construit des escaliers , creusés dans le roc, afin de gravir plus rapidement la montagne. Cette ballade, qui est le début de l'ascension vers Puke, le mont le plus haut de l'ile, fut l'occasion à mon compagnon de ballade, Sosefo, le frère de la compagne de Sylvain, de cueillir des plantes dont raffolent les cochons.

Le parc à cochons est situé à une cinquantaine de mètres derrière la maison, et on peut voir l'importance que revet ces élevages pour les habitants de Futuna. Combien d'heures quotidiennes sont passées à leur entretien, à les nourrir et à les laver !!!

Un séjour agréable, à la fois avec beaucoup de travail, mais beaucoup de plaisir !

 

A la prochaine fois, Futuna ! Je reviendrai ...

 

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Retour à Futuna

18 Avril 2006, 18:10pm

Publié par kodamian

Retour à Futuna

 

Plus d'un an après avoir quitté l'ile soeur ( de Wallis ), j'y reviens enfin !

Mais commençons par le commencement. A l'aéroport, j'ai tout d'abord attendu ma colocatrice qui rentrait de vacances. Je lui ai donné les clefs de la maison, de la voiture et on s'est dit à dans quinze jours.

Et je dois dire que l'aventure cette fois-ci a commencé dès l'aéroport. En effet, au moment de l'enregistrement, j'ai rencontré un des pilotes que j'avais l'habitude de cotoyer au cours de mes vols vers Futuna il y a un an et demie, et nous avions eu à maintes reprises l'occasion de bavarder. Surtout de voyages !

Je lui ai raconté que j'avais justement fait un voyage à Fidji, et il m'a dit connaitre l'ile de Taveuni où j'ai passé de si bons moments il n'y a pas si longtemps.

Comme il y avait encore une demie-heure avant le départ vers Futuna, il m'a invité à venir boire un café avec son collègue pilote du twin-otter, et c'est dans l'annexe du hangar des avions qu'on a continué notre conversation, en compagnie également d'hotesses d'aircalin.

Pour un départ en mission de quinze jours, c'était géant !

Il m'a raconté qu'ils étaient allés aux iles salomon, en faisant escala à Vanuatu, et m'a conseillé d'aller visiter ces iles pas si lointaines. C'est sûr, j'irai un jour.

Mais une autre surprise incroyable m'est arrivé aujourd'hui. Dans l'aéroport, juste avant d'entrer dans la salle d'enregistrement, un couple est là, avec son enfant de 4 ans. Et tout à coup, le jeune homme me dit :" et alors , Michel , comment vas-tu ? "

Mais c'est dingue, c'est Emmanuel ! C'est le dentiste qui m'a permis d'être là aujourd'hui à Wallis et Futuna, car c'est lui qui a racheté le cabinet de Bora Bora que je gérais.

Et pour la première fois depuis trois ans, il retourne à Futuna, l'ile où il a vécu trois extraordinaires années de 2000 à 2002.

Quel hasard, quand même !

Il m'a raconté que tout se passait superbement bien à Bora-bora, et qu'il ne regrettait pas un instant son choix d'installation. Tant mieux !

Je lui ai dit que c'était idem pour moi, que j'étais très content avec ma situation actuelle et que je " rempilais " d'ailleurs pour une troisième année.

Le vol s'est déroulé parfaitement de wallis à futuna, et il nous a fallu une heure pour rejoindre l'ile.

Etant assis à l'avant de l'avion, j'ai pu suivre l'atterrissage de façon phénomènale, en étant quasiment dans l'axe de la piste.

A l'aéroport, j'ai tout de suite été reconnu par des futuniens, et je ne sais pas combien de " Mikaele " j'ai entendu.

Quelqu'un de l'hopital m'a emmené à Kalévélévé, et , après avoir donné mon ordre de mission au secrétariat, j'ai rejoint le cabinet dentaire où mon assistante de l'époque était toujours là.

Les premiers patients étaient là et j'ai commencé à bosser à peine un quart d'heure après être arrivé.

A midi, je suis allé à Taoa, le village en contre-bas de l'hopital, rendre visite à un ancien " colocataire " et ami " papalagi " ( français de métropole ) , installé avec sa compagne depuis plus d'un an à Futuna.

Comme le temps est passé vite, on s'est raconté les 16 derniers mois et toutes les aventures qui nous étaient arrivées depuis lors. J'avais l'impression qu'on s'était vu il y a quelques semaines seulement.

Après un retour l'après-midi et de nouveau un peu de rangement  à ma façon de travailler dans le cabinet, j'ai rencontré le nouveau médecin, qui loue la maison où j'habitais à Futuna. Comme il y a plusieurs chambres, il a accepté de m'héberger pour les quinze prochains jours.

Voilà, une journée bien remplie.

à demain ....

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Voyage à fidji (4)

14 Avril 2006, 07:06am

Publié par kodamian

Voyage à Fidji (4)

Le lendemain matin, je prends le premier bus pour Lambasa. Il y a deux routes possibles, une à travers les montagnes, que j'ai déjà parcourue en partie, et l'autre qui suit la côte. Je préférerais la seconde, mais on m'a averti qu'en raison de fortes pluies, elle peut être bloquée, et je ne peux me permettre d'être bloqué deux jours, car j'ai un avion à prendre pour Nadi dans trois jours.

Je me rends donc à Lambasa par la route de montagne, et celà me donne l'occasion encore une dernière fois de voir ce fabuleux panorama de la baie de Savusavu. Je reviendrai, c'est sûr !

La deuxième partie de la route, c'est à dire la descente depuis le sommet de la montagne vers le nord de l'île, présente une topologie différente. Plus sèche, et avec de nombreuses plantations de cannes à sucres et des cocotiers. Celà me rappelle Viti-Levu, que j'ai visité lors de mon premier voyage aux Iles Fidji.

J'arrive à Lambasa, et je remarque tout de suite la ville active, commerçante, essentiellement indienne. A quelques centaines de mètres de la station des bus, je pose mon sac dans une guest-house, pas très sympathique de l'extérieur, et celà se confirmera aussi de l'intérieur. Mais bon, le principal est d'avoir un endroit pour passer la prochaine nuit, et je ne veux pas perdre de temps.

Je reprends mon petit sac à dos quotidien, et je vais faire un tour de la ville. Je vais tout d'abord au marché, et c'est là qu'en sirotant un thé au lait avec des patisseries locales, j'entame la conversation avec des vendeurs de toutes sortes. Super sympa, ils sont étonnés une fois de plus quand je leur parle de wallis et futuna, iles si proches de là mais si lointaines. Ici, on connait souvent Futuna, car, je l'ai appris plus tard, des futuniens ont émigré vers les ïles fidji dans la première partie du vingtième siècle.

A lambasa, on est à environ 500 kilomètres seulement au sud-oùest de Futuna.

La ville est bordée de canaux et de rivières, car elle est à l'embouchure de 3 rivières qui se jettent dans la mer. On a un terminal portuaire à quelques kilomètres de là. Depuis le marché, on peut se rendre avec de petits bateaux à moteur au large, sur les iles environnantes. Cette voie de circulation permet également aux pécheurs d'amener directement le fruit de leur peche directement au marché. On trouve ici des variétés d'épices de toute sorte, des fruits tropicaux, des viandes et poissons, et bien sûr du kava.Il se vend en général au poids, en petit paquet de poudre pour 1 à 2 dollars.

J'ai lu dans mon guide qu'il y a des endroits à voir dans les alentours.

 La première chose à organiser, c'est néanmoins mon retour vers Nadi . Bus et Bateau, ou bien l'avion. Le hasard fait que je me rends dans une agence de Sun Air, et qu"elle n'est pas ma surprise quand j'apprends qu'il y a un prix spécial de 99 dollars , la moitié du prix habituel, pour un aller vers Nadi le surlendemain. Par rapport au trajet bus-bateau, c'est le double, mais c'est vingt fois moins de temps. Ni une , ni deux, je réserve et mon billet en poche, j'ai l'esprit plus tranquille pour mes visites à venir.

Je me dirige donc à pied tout d'abord vers un petit village à la sortie de Lambasa, où je peux apercevoir des tombes anciennes. Un habitant m'explique un peu la signification de ces tombes, qui sont situés à côté d'endroits rituels. Il s'agit de grosses pierres posées verticalement, comme de petits menhirs, les unes à côté des autres, et qui forment une sorte de rectangle.

C'est aussi un lieu rituel et certaines pratiques y étaient courantes. Le cannibalisme était ainsi pratiqué  dans cet endroit, comme dans de nombreux autres des archipels.

Je retourne en ville, et je prends alors la direction d'un temple indien, très connu dans tout fidji, où une pierre monte apparemment d'année en année. Elle a la forme d'un serpent, et est vénérée par les indiens. Dès mon arrivée, j'y suis accueilli par un groupe de femmes, assises par terre, et qui s'étonnent un peu de me voir, seul, arrivé au temple indien. Je décline mon identité, et le fait que mon guide vante cet endroit si " magique ". Elles confirment le côté mystique du lieu. On me sert des gateaux, du thé, et, le ventre bien repu, je me dirige vers le monument. Je m'incline face au serpent, dont la tete est à environ 3 mètres du sol, et face à shiva. Je fais le tour cinq fois du lieu symbolique, en faisant résonner la cloche comme on me l'a indiqué. L'inde en plein milieu du pacifique.

D'autant plus que ces jours-ci sont jours de fêtes pour les indiens. Un autre petit symbole religieux se trouve au bout d'un escalier, et je m'y dirige sous le regard intéressé de mes hôtes. Encore quelques moment de recueillement face à Ganesh, l'éléphant, puis je quitte cet endroit.

Puis je me dirige à quelques kilomètres de là, vers la grande plage de Lambasa. Je suis seul, et la plage offre un paysage contrasté avec d'un côté le terminal portuaire au loin , et de l'autre des roches volcaniques et une plage de sable blanc.  Je m'y prélasse et je contemple la plantation de cocotiers. Des douches sont aménagées, et des espaces avec tables et chaises. Super pour une pause !

Je retourne à Lambasa par le bus, et la fatigue étant là, je vais me coucher assez tôt.

Le lendemain matin, j'ai décidé que j'irais voir les " floating islands ". Il s'agit d'un lieu qui semble très particulier, où l'on peut voir des pandanus flotter sur des bambous. Mais tout d'abord, je vais changer d'auberge, car c'est trop glauque.

M'étant levé très tôt, je vais faire un tour dans une auberge désignée dans mon guide comme conviviale. C'est exact, et l'endroit est très joli, au bord d'une rivière. Le propriétaire me dit d'ailleurs m'avoir vu la veille au marché, et je lui confirme que j'ai passé la nuit chez son confrère.  Je reviens chercher mon sac à dos dans la première auberge et file droit vers ce lieu de ma seconde nuit. Je suis le seul touriste, car la saison débute fin avril en général. Mais ce n'est pas grave, j'aurai un dortoir à moi tout seul.

Je prends un bus pour me diriger vers Numbu, d'après ce qu'on m'a dit au marché le premier jour. Le bus a toujours cette ambiance sympathique avec des fidjiens de toutes origines, et les conversations sont faciles à entamer. La route par contre, après un passage très facile, devient beaucoup plus boueuse et chaotique, et pour la première fois depuis mon arrivée à Fidji, on se retrouve embourbé sur un kilomètre dans cinquante centimètres de boues. Grâce à la dextérité du chauffeur, qui avance, recule, avance et recule encore, on s'en sort finalement bien.

On arrive à Numbu, village in " the middle of nowhere " , et il ne faut que quelques secondes pour que des jeunes du village viennent vers moi et  m'indiquent l'endroit " mythique ", où les touristes ont l'habitude d'aller. Un jeune et son frère décident de m'accompagner et c'est alors un périple de plus de deux heures qui commencent . Au bout de vingt minutes, il y a tellement de boue que mon jean est déjà tout sale, mais c'est alors qu'il faut traverser une rivière. 1 mètre d'eau environ : Bon, je prends mes papiers et les mets dans mon sac, que je porte à bout de bras  . Pourvu que je ne glisse pas.

D'autres jeunes nous ont rejoint. Un garçon d'une vingtaine d'année, suivi de son épouse, m'indique qu'il va rejoindre son père et qu'il va m'accompagner un bout du chemin en me facilitant la route.On prend alors un raccourci à travers les plantations de cannes à sucre, et c'est la première fois que je me retrouve si proche de ces plantes si hautes. C'est très sympa, mais il ne faut pas glisser. Je suis pas à pas mon guide, et c'est une fois à droite, une fois à gauche, et encore un raccourci ... Le couple me quitte au bout d'une heure et demie et confie aux jeunes du départ la responsabilité de mon acheminement à bon port. Au bout de deux heures, on arrive enfin à côté des iles flottantes. C'est vrai que c'est sympa, mais la ballade l'était encore plus.

Il y a des pandanus, qu'on nomme " suluka " ici. Le mot m'est connu, celà veut dire " fumer " en wallisien. Comme quoi les feuilles étaient sans doute utilisées pour confectionner des cigarettes.

On retourne vers Numbu, pour prendre le bus de retour. Comme j'ai une demie-heure à perdre, je vais au magasin devant l'arrêt de bus, et je commande des boissons et des gateaux. Celà fait le régal de mes guides et leur grand plaisir. C'était quand même bien normal de les recompenser pour l'effort qu'ils ont consenti. En fait, ils n'ont pas eu d'école aujourd'hui parce que le bus n'a pas pu parvenir au village pour les y emmener.

 C'est là que les choses se gatent . Une demie-heure déjà que j'attends, et pas de bus. Sans doute à cause des pluies, il n'y aura pas de bus ici avant demain. Aie aie aie , et mon avion le lendemain !!!

Le commerçant qui m'a vendu les gateaux et boissons se rend vers le village d'à côté où il y a un autre bus qui rejoint Labasa. Il  me prend avec lui et fonce vers la destination où le bus pourra m'acheminer. Mais en y arrivant, on apprend que le bus est parti en avance aujourd'hui. Que faire ?

C'est alors qu'un camion passe , je le stoppe, et il me dit de monter à l'arrière. Que je suis content, même si c'est inconfortable d'être debout sur la plate-forme arrière. Je m'agrippe à l'avant de cette " benne ", et je prie pour qu'il ne pleuve pas.
15 minutes plus tard, c'est un orage qui déferle, mais mon chauffeur s'arrête et me fait signe de les rejoindre dans la cabine avant. Ils ont déjà trois, mais on se serre et tout va bien. Il est vrai que le gabarit des indo-fidjiens n'est pas le même que celui des wallisiens ou des tongiens. Dans tel cas, la place aurait été plus difficile à trouver.

Sauvé ! Quelques heures plus tard, nous sommes à Lambasa.

J'ai faim et il est l'heure de manger. Je rencontre un couple de touristes américains, et on décide d'aller manger ensemble. On trouve un resto sympa à côté du marché, et on passe alors des heures à se raconter nos périples à fidji. La femme est d'origine slovène et lui vient du texas. Ils ont voyagé en bateau depuis Nadi, et confirme que cette option s'est révélée très fatigante.

De retour à mon auberge, je m'endors rapidement.

Le lendemain matin, direction l'aéroport, avec un vol qui durera un peu plus d'une heure pour Nadi. Dans ce twin-otter, nous ne sommes que 4 passagers, et après avoir survolé la mer de Bligh ( les réfugiés du bounty ), nous survolons du nord au sud la cote ouest de Viti Levu. Un orage nous secoue un peu, et nous rasons les montagnes avant d'arriver à bon port. Une des passagères effrayée par une brusque chute, crie, mais se calme rapidement tout en s'excusant. Le périple en avion a les avantages de permettre de voir la topographie des lieux de façon plus exacte : rivières, montagnes, lagon, quelle beauté !

De Nadi, je rejoins Lautoka où je vais passer la nuit, faire quelques achats et ma dernière soirée sera pour un film , " Final Destination 3 " . La ville est animée et les soldes ont commencé. Il y a quelques commerçants chinois que l'on peut voir. J'ai entendu que l'émigration chinoise était récente aux Fidji, mais que les investisseurs chinois commençaient à s'y intéresser de très près.

Le lendemain matin, je prends la direction de l'aéroport, mais  je m'attarderai quelques heures à la piscine de l'hotel face à l'aéroport, avant de retourner à wallis. Petit déjeuner et baignade, pas mal pour terminer une douzaine de jours de vacances.

Génial, ces vacances ! 

 

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Voyage aux iles Fidji (3)

13 Avril 2006, 12:53pm

Publié par kodamian

Voyages aux Iles Fidji (3)

 

Le premier bus du matin part à 07h00 de Matei, en direction de l'embarcadère d'où part le bateau pour Vanua Levu. Beaucoup de monde dans le bus, mais néanmoins, j'ai une place assise. J'admire une dernière fois la route, et c'est avec nostalgie que je quitterai Taveuni. Je reviendrai, c'est sûr ! Cette semaine a été géniale et j'adore cette île.

A l'embarcadère, il y a déjà quelques passagers qui sont montés dans le bateau, il pleut des cordes. Le passage coute 20 dollars jusqu'à Lambasa, et 15 dollars seulement jusqu'à Savusavu. Je règle les deux places, comme convenu, et nous montons alors dans le bateau. Le trajet s'effectuera en une heure et demie, et grâce au calme relatif de la mer, il n'y aura aucun problème à supporter la traversée.

Dès l'arrivée à Vanua Levu, nous sommes pris en charge par un bus de la même compagnie que le bateau, dont le prix est inclus d'ailleurs dans la traversée maritime. Il nous faut quelques heures pour rejoindre Savusavu, et c'est là que je quitte Nazir, qui doit rejoindre au plus vite Lambasa.

Quelques lignes dans mon Lonely Planet, et je me retrouve dans une guest-house très sympathique, dont je suis un des rares clients. Les prix ont augmenté depuis l'édition 2003, mais 30 dollars petit déjeuner inclus, ce n'est pas une fortune. En plus, la chambre est spacieuse, avec climatiseur. Je vais tout de suite me ballader en direction d'un cap, appelé Cousteau. Un des fils Cousteau a en effet ouvert un resort dans ce lointain pacifique, et la ballade est splendide de Savusavu à cet endroit-là. On longe le bord de mer, et on peut voir une baie admirable.

D'ailleurs, de retour à Savusavu, c'est une surprise que de découvrir cette petite ville tout bonnement superbe, avec un yacht-club où sont ancrés quelques beaux spécimens. Il y a deux marinas qui ont été agencées avec tout un tas de petits commerces, restaurants, et c'est très agréable que d'y déambuler.

On peut apercevoir plus qu'ailleurs des touristes occidentaux. Il y a également un club où l'on peut aller boire un verre, ouvert par les Planteurs locaux depuis déjà une bonne centaine d'année.

Je vais manger dans un restaurant au premier étage d'un immeuble, d'où la vue depuis la terrasse sur la ville et sur les montagnes environnantes me laisse une superbe impression de beauté.

Le lendemain matin, je pars très tôt en direction de la montagne. Je longe sur plusieurs kilomètres la baie de Savusavu, et j'arrive jusqu'à la mission catholique, d'où la vue sur la ville offre encore un autre aspect charmant à l'endroit. L'église avec son toit rouge caractéristique est située au bord de la mer, avec en retrait l'école. Les enfants qui m'aperçoivent parlent du " papalagi ", c'est moi, " le blanc ".

Je continue ma ballade et me dirige vers les chutes d'eau décrites dans mon livre, mais celà semble loin. Un automobiliste s'arrête, me voyant marcher seul au bord de la route, et il nous faudra 20 bonnes minutes pour rejoindre l'endroit. Mais les cascades ne sont accessibles que par un petit chemin, dont l'entrée est fermée par un grillage, avec un cadenas, dont je n'ai pas la clef. Rien à faire. Mon chauffeur me dit que la vue est très belle depuis un point situé plus haut, à quelques kilomètres. Il m'y déposera, et c'est alors un panorama phénoménal qui s'offre à mes yeux. Quelle baie ! De paroles de grands voyageurs, c'est un des plus beaux endroits qu'il m'a été permis de voir dans ma vie. Fantastique vue de la baie, des montagnes, de la forêt ...

Je retourne à pied doucement vers Savusavu, et c'est une voiture qui me conduira jusqu'à un petit village. J'y achète de la nourriture, de l'eau, et je discute avec des villageois; Ils m'apprennent qu'il y a de beaux villages un peu plus bas, en prenant une route sur la gauche. J'y vais, et celà sera alors deux heures de marche sur un sentier accessible aux 4x4. Je vois plein de bambous, qui font un bruit spécial quand le vent s'y engouffre. Je rencontre des fidjiens, qui, me demandant où je vais, me disent venir de ce village de nukubolu. Il me faut monter et descendre de petites collines, et à chaque fois, ce sont des cocotiers par dizaine que j'aperçois, des rivières que je traverse. Quelle beauté ! Il faut se déchausser pour ne pas se mouiller les pieds, car il n'y a pas de ponts. J'arrive enfin à nukubolu, et de même qu'à Taveuni, je suis tout de suite invité à manger chez des habitants du village, comme s'ils m'attendaient. Comme bon procédé maintes fois utilisés , j'offre des gâteaux qui font le plaisir des enfants. On m'indique alors les sources d'eau volcanique un peu plus haut, et une de mes convives m'y accompagnent , relayée par un homme de l'endroit pour les dernières centaines de mètres. Nous traversons les plantations de canne à sucre, de taros, et c'est une belle ballade encore une fois.

Arrivée à la source, j'y trempe les pieds mais c'est brulant. Il faut faire attention. Mon guide m'apprend que quelques mois auparavant, le frère de Beckam faisait partie d'un petit groupe de touristes qui sont venus et ont fait la même trempette !

Un enfant un jour s'est brûlé car il a vu l'eau , et a pensé à la rivière. Le pauvre, ça a du faire très mal !

De retour au village par un autre chemin, beaucoup plus pentu, c'est à peine quelques centaines de mètres que je fais quand une voiture me frôle et me propose de retourner sur la route principale. Je n'y croyais pas. Il s'agit d'une " banque ambulante " qui vient collecter les fonds tous les 15 jours . J'étais donc au bon endroit au bon moment.

De retour sur la route, je croise deux femmes qui vont à la peche, et une fois de plus, nous échangeons quelques mots qui sont quasi-semblables entre le wallisien-futunien et le fidjien. Rigolade, rigolade !

Un taxi sur le retour d'une course s'arrête à ma hauteur et me propose pour quelques dollars de m'acheminer à Savusavu . C'est bon, on est parti, et une demie-heure plus tard, je suis de retour à l'auberge, et je raconte à la patronne mon périple. Elle semble étonnée du nombre de choses que j'ai faites en si peu de temps.

A côté de mon auberge, il y a un hotel avec une superbe piscine, dont l'accès pour quelques dollars est autorisé aux non-résidents. J'y vais, et c'est alors que je tombe sur un couple d'anglais que j'avais rencontré à Lavena, à Taveuni. Nous parlons pendant une bonne heure et demie, tout en appréciant le paysage fabuleux.

Le repas ce soir, ce sera à la Marina, dans un des restaurants conseillés dans mon guide. Il vaudra le détour. D'ailleurs, après le repas, étant le seul convive, c'est avec les serveurs et serveuses que nous finirons la soirée, en discutant de voyages et des opportunités de Fidji.

 

 

 

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Voyages aux Iles Fidji (2)

12 Avril 2006, 10:57am

Publié par kodamian

Voyages aux Iles Fidji (2

 

Le lendemain matin, c'est en bus que je pars avec Nazir, un des amis indiens, vers le sud de Taveuni. Nous prenons la décision de nous arrêter dans le sud, à environ 5 kilomètres de Salielega, d'où nous marcherons pour rejoindre le soir le village de navakawau où un de ses amis habite.

Il faut tout d'abord entrer dans une " propriété ", appelée ici " estate",  et signer le registre, avant de commencer notre périple. Une femme indo-fidjienne, qui ne comprend que peu l'anglais, entame une conversation avec Nazir, et je me rends compte que mon voyage sera grandement facilité par ce " traducteur ". D'ailleurs, il parle couramment l'indi et la langue fidjienne, ce qui n'est pas le cas de tous les habitants de fidji. L'anglais est en effet la langue qui permet les échanges entre les membres des communautés de l'ile, le plus fréquemment.

Dès le début de la marche, c'est dans un paysage de cocotiers que nous évoluons, et c'est une route très plate par rapport à  la route de la veille qui m'avait mené au sommet d'un des plus hauts monts de l'île.

Nous apercevons au bout d'une heure la mer, et le village de Salielega. Et nous nous rendons tout de suite vers les chutes d'eau . Encore un superbe paysage, digne d'un film ! Dès notre arrivée, toute une bande d'enfants nous accompagne, et quand je me mets à déballer la nourriture du sac à dos, c'est des grands yeux qui s'ouvrent et des bouches qui salivent !
Allez, quand il y en a pour 2, il y a pour 6. Le fromage, le pain, les biscuits, les crackers, les cacahuètes, on partage tout et tout le monde est content.

L'eau est froide, mais c'est hyper agréable avec ce temps , ensoleillé. L'espace est plein de fraicheur et c'est vraiment paradisiaque.

On quitte l'endroit aussi propre que lorsqu'on est arrivé, en expliquant bien aux enfants qu'on ne doit pas laisser l'endroit plein de détritus.

Dans mon guide " lonely planet ", on me parle d'un vieux moulin à sucre dans le village, et c'est en effet la tour qui permettait à la chaleur de s'évacuer qui reste dans un pré du village.

Pour reprendre notre route, on doit faire demi-tour sur un demi-kilomètre, et on prend alors un chemin qui va suivre la plage, sur la cote est de l'ile. Mais le chemin est long, et un homme à cheval et son fils vont être nos guides. Pendant une demie-heure nous les suivons et évoluons dans un paysage de cocotiers, d'hautes herbes, avant d'arriver dans un paysage plus marécageux. L'homme nous dit qu'il ne peut nous suivre à cheval, et je lui demande s'il peut néanmoins nous indiquer le chemin, car on n'y voit rien. Son fils nous guide alors dans la mangrove, et après 10 minutes, nous atteignons une immense plage de sable et de roches volcaniques. Nous longeons sur un kilomètre environ cette plage, et comme nous l'a indiqué le cavalier qui nous avait rejoint, nous tournons à droite au niveau d'un grand cocotier presque plié à 45 degrés. Une heure encore de marche à travers une végétation luxuriante, en suivant un petit chemin à peine visible, une heure nous est encore nécessaire avant d'atteindre le petit village de navakawaou. Nazir demande au premier habitant rencontré s'il connait la maison de son ami, et c'est par hasard la maison voisine où son compagnon s'est installé, dans la famille de sa femme.

Quand ce dernier nous voit, il est trop content des retrouvailles avec son ami de Lambasa ( vanua levu ), et ce sont alors les préparatifs du kava appelé encore angona  qui vont être entamés. La maison est très simple, faite de bois et recouvertes de feuilles de pandanus tressées, mais s'asseoir sur ce plancher en bois est si agréable après une telle journée de plage. Il ne faut pas plus d'une dizaine de minutes pour qu'un repas nous soit servi, avec taros, bananes, manioc, cocos et jus de fruits. Quelle gentillesse ! J'ouvre mon sac à dos et le pain qu'il me reste, les cacahuètes, le jus de fruit et le fromage sont autant d'aliments qui semblent de fins mets à mes hotes. Ils sont si contents, et celà me fait plaisir d'avoir pu garder un peu de notre casse-croute.

Le kava est pilé de façon très fine et confiné dans des petits sachets que l'on achète pour à peine 1.5 dollar fidjien . C'est la grande différence d'avec Wallis et Futuna, où ce sont les racines elles-mêmes qui sont aspergées d'eau. Il est mis dans un linge propre et de l'eau est versée dessus pour assurer la filtration.

Un premier verre pour moi, un deuxième pour Nazir, et un troisième pour le père de famille, puis c'est le copain de Nazir qui se sert, et ainsi de suite, pendant deux bonnes heures. A chaque fois que le précieux  breuvage est bu, trois coups sont tapés dans les mains, de façon vigoureuse mais rythmique.

Le soir arrive, et c'est encore un repas que nous allons partagé, avec poulet, poisson, riz, fruit de l'arbre à pain.... Quel régal ! Pour que la tablée soit plus jolie, une cousine a été conviée au repas et la table n'en est que plus jolie. Table ! Enfin, on est assis par terre, sur les nattes tressées par la maitresse de maison.

Fatigué par cette longue journée de marche, c'est épuisé que je m'endormirai, alors que Nazir et son ami sont allés discuter de leur ville et de tous leurs amis. J'apprendrai le lendemain matin qu'ils ont assisté au match de rugby Angleterre-Fidji, transmis chez le voisin avec une antenne parabolique et l'aide du générateur. L'équipe de rugby de Fidji a perdu, mais est arrivée en finale. Le match se déroulait à Honk-kong, et fera la fierté des fidjiens les jours suivants dans les émissions télévisées ainsi que dans tous les journaux du pays.

Le lendemain matin, la maitresse des lieux nous prépare des roties , et , son mari nous ayant quitté tôt le matin pour se rendre dans le village voisin avec une de ses filles, je laisse 15 dollars qui sont refusés, mais que j'enfouis sous un linge, en expliquant bien qu'il n'est pas question de les reprendre.

La mère de famille est toute émue, mais je la quitte en la remerciant chaleureusement. Avec les quelques mots de fidjien que j'ai déjà appris, c'est un petit dialogue que nous pouvons avoir.

Il est six heures du matin, et nous reprenons notre périple. Direction la mer et une cote volcanique où on décrit des rochers noirs qui forment un " blow hole " , un endroit où la mer s'engouffre et où les vagues deviennent grosses avant de s'éclater sur les cocotiers. Nous trouverons l'endroit, peut être, car il  y a beaucoup d'endroits identiques sur la côte. Mais nous ne verrons pas les arcs en ciel décrits dans mon libre de voyage. Celà ressemble pour moi pas mal à la cote de Futuna, à quelques endroits.

Nous continuons notre marche, le ciel est dégagé, il ne pleut pas, et nous atteignons le village de Vuna, au sud de l'ile. Une petite plage de sable blanc, l'occasion d'aller se baigner. C'est cool, la vie !

L'heure avance, et si nous voulons rejoindre Matei le soir-même, il nous faudra la chance. Nous marchons maintenant sur la cote oùest, et Nazir a un autre ami habitant dans un village. Après deux heures de marche, nous arrivons dans la propriété , qu'on appelle ici Estate, où son ami indo-fidjien travaille. Rapidement, nous le trouvons, et de nouveau, nous sommes invités dans une famille indienne.

Le curry, le riz, le poulet, tout est préparé très rapidement et c'est encore un repas fabuleux qui nous attend, après bien sûr le kava traditionnel. D'autres amis nous rejoignent, et c'est plusieurs générations entre les parents, les grandparents et les enfants qui sont autour de nous.

J'ai l'impression de vivre une aventure toutes les heures au cours de ce périple.

Il commence à pleuvoir, et il est 14h00 quand nous quittons le groupe. Il y a un bus qui part vers 15h00 de wairiki pour rejoindre Matei. Mais il me semble impossible de pouvoir l'avoir, car il y a une vingtaine de kilomètres.

A moins que ...
Quelques dizaines de minutes après le début de notre marche, aux abords de la Susie Plantation, un groupe de jeunes gens nous hèle et quand nous leur disons où nous allons, ils nous font signe que quelqu'un s'y rend justement.

C'est ainsi que grâce à un taxi qui avait été justement affrété pour aller chercher des gens là-bas, nous pouvons nous rendre en 15 minutes là où nous aurons encore presque 30 minutes pour attendre notre bus.

Dans l'attente du bus, nous assistons à Wairiki à un match de rugby entre jeunes du lycée, avec certains sans chaussures, d'autres sans tee-shirts, et ce ne sont que rires et gros délires pendant cette partie improvisée. On me fait signe, et je reconnais alors le guide des deux touristes étrangers, la veille, pour l'ascension de la montagne.Je rencontre aussi un de mes propres guides, et il me dit avoir fait l'acquistion avec les quelques dollars d'un petit jeu populaire chez les enfants, une sorte de toupie qu'on lance en l'air. Il est tout content.

Le soir, nous arrivons à Matei, et c'est alors Sam qui s'emporte en nous voyant, et en particulier Nazir. La femme de Nazir a appelé tout au long du week-end pour avertir qu'ils avaient de gros problèmes à Lambasa, et qu'il fallait que Nazir y aille rapidement.

Nazir décide alors que le lendemain matin, il m'accompagnera à Lambasa. Sam me fait part des problèmes financiers pour payer le voyage pour Nazir, et qu'il va contribuer pour moitié aux frais si je peux participer également. La question ne se pose même pas, et ce ne sont pas les 20 dollars qui vont poser un problème. Nazir est très ému, mais je lui dis qu'un guide tel que lui les vaut largement.

Une dernière soirée autour du kawa, et le lendemain matin sera ma dernière journée à Taveuni.

 

 

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